Les élans du cœur, une clé pour maintenir de bonnes habitudes de vie à longterme




Je crois que l’on a tous déjà essayé de suivre un programme d’entrainement, un régime alimentaire, la pratique de la méditation, un programme de lecture intensif ou toute autre résolution du genre demandant un engagement dans le temps de notre part. Et Dieu seul sait combien c’est difficile de maintenir le cap par la seule force de notre volonté.



J’ai examiné ce qui me permettait de maintenir ma pratique de yoga et de méditation quotidienne, une alimentation saine et de bonnes habitudes de vie en générale. Ce qui peut paraître de l’extérieur comme de la discipline, des restrictions ou un contrôle rigoureux de mon mode de vie n’est autre qu’une pulsion intérieure. Cette pulsion est attirée par ce qui me fait du bien (avant, pendant et après), par la lumière, par ce qui me rend énergique et légère et par ce qui me permet de créer une connexion intime avec le monde.


J’ai remarqué que les bonnes habitudes de vie que j’étais en mesure de maintenir dans le temps étaient soutenues par l’énergie de mon cœur.

Une énergie purement interne. Par exemple, je ne médite pas tous les matins parce que quelqu’un m’a dit que c’était bon pour moi, mais bien parce que je le sais intrinsèquement. Mes engagements sont basés sur une sagesse sensible, mouvante et expérimentale.


Bien manger, vivre en yoga, prendre soin de moi et des autres, participer à la création de la beauté, ne pas me prendre trop au sérieux ne sont pas des principes de vie que j’ai adoptés avec force de volonté et de raisons extérieures, mais m’alignant avec les élans sincères de mon cœur.


Que faire quand le cœur est engourdi

J’ai souvent eu la sensation par le passé d’être perdue, de ne pas savoir, de ne pas avoir le choix, d’être totalement déconnectée de la vie, d’être vide, d’être sans direction. À cette époque, mon monde n’avait pas de sens et franchement la Dominique de 17-25 ans n’était pas convaincue que la vie valait la peine d’être vécue.


En effet, le poids du monde et le vide intérieur sont insupportables pour la plupart d’entre nous. Tous les moyens sont bons pour s’engourdir, pour ne plus sentir ce malaise, on veut le fuir à tout prix. Certains vont tomber dans la drogue, les expériences fortes, l’évasion dans un monde virtuel, d’autres vont développer des obsessions, ou se jeter corps et âme dans l’acquisition de connaissances ou de biens matériels. De mon côté, mon moyen de fuite était la mutilation, au moins la douleur était bien réelle et ma sensation justifiée par le sang qui s’évadait de mon corps. Mais, il vient un moment où l’on prend conscience que ça ne peut continuer. Le cri strident du cœur nous réveille.


Le cri du cœur

Le cri du cœur c’est : «mourir ou vivre». C’est un point pivot, on ne peut plus vivre dans cet état d’à demi. Il y a la pulsion de vie et la pulsion de mort. L’énergie du cœur est puissante et souveraine. Elle peut nous donner le courage nécessaire à la guérison ou le courage nécessaire pour attenter à notre vie. C’est un point d’équilibre fragile.


Si nous n’avons pas la force de mille et un guerriers et un compagnon de guérison dédié, la mort avec ses atours paisibles est souvent plus séduisante que la conquête de nos espaces intérieurs criants et traumatisés.

Mon processus de guérison a été soutenu lui aussi par les élans de mon cœur. Sans ces deniers, je ne pense pas que j’aurais eu le courage nécessaire pour entamer ce long processus après ma première tentative de suicide.


Si parfois, comme dans mon cas, seul le cri du cœur peut nous sortir de notre torpeur, je ne crois pas qu’il soit nécessaire d’avoir envie de mourir pour entamer un processus de reconnexion avec soi et de retrouver les élans de son cœur. L’étude de soi et l’expérimentation sont de bonnes alliées.

Entrer en résonance


Entrer en résonance avec une expérience c’est un peu comme changer de poste de radio. On entend les mêmes nouvelles, mais elles sont racontées de façon différente. Peut-être que vous entendez toujours ce même commentateur qui vous fait dire oui, même si au fond de vous il y a d’autres sensations qui disent non. Est-ce vraiment un oui qui vient de l’être en entier ou seulement d’une partie qui cherche à satisfaire une ambition ou un inconfort dans l’immédiat?


J’aime bien essayer une multitude de choses tout en restant sensible et attentive à ce oui ou à ce non en moi. Je prends des notes mentales sur l’évolution de mon état tout au long de l’expérience.


Par exemple : Le fait de noter consciemment les effets que je ressens avant, pendant, et après avoir bu un smoothie ou manger un sac de croustilles me permet de construire cette sagesse intérieure. Celle qui me guide vers de bons aliments et celle qui me guide vers des activités qui nourrissent ma vitalité.

En conclusion

Je ne crois pas en la discipline stricte, au régime alimentaire, au «il faut» ou au «mon médecin m’a recommandé de…» pour créer de bonnes habitudes de vie sur le long terme. Je le sais par expérience que tôt ou tard mes traumas ou mes mauvais plis reprennent le dessus sur ma volonté....


Mais depuis que je cultive cette précieuse connexion avec les élans de mon cœur, mes habitudes de vie sont incroyablement faciles à maintenir!

Elles prennent racines et sont nourries par une force de vie volcanique, par une intuition sensible et spontanée et par une expérimentation consciente des effets qu’on les choses sur moi.



J’espère que ce texte sera l’inspiration qui vous permettra de reconnecter et suivre les élans de votre cœur. Si vous avez des questions ou des commentaire n’hésitez pas à m'écire juste en dessous!

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