Chronique d’une yogini # 4: L’écriture automatique pour libérer son inconscient

Dernière mise à jour : mars 9

Cette semaine, je vous raconte comment l’écriture automatique a transformé ma relation avec moi-même et comment elle m’aide à contacter ma sagesse intérieure.


L’écriture automatique m’aide à m’actualiser et à pleinement vivre dans le moment présent sans le poids des traumas passés.


L’écriture libre est pour moi l’expérience la plus proche de la thérapie. En effet, je raconte à mon journal mes expériences, mes sentiments, et les défis auxquels je fais face. Tout ceci me sert de point de départ. Par la suite, je laisse les mots émerger naturellement, sans jugement et sans me contraindre à aucune règle grammaticale, structure, ou préconceptions. Ici, je ne recherche pas le produit final, mais à m’exprimer aussi librement et honnêtement que possible. Un flo de mots provient éventuellement de mon inconscient et me permet de toucher à la source de mon anxiété ou d’un malaise inexplicable en un jour du quotidien aux allures ordinaires. Si le besoin d’écrire de cette façon est moins présent lorsque je me sens bien, l’acte de coucher sur papier mes états d’âme lorsque je traverse une période plus difficile est grandement salutaire.


L’écriture automatique est aujourd’hui pour moi un outil merveilleux pour relâcher mes surplus émotionnels et mentaux.


De la banalité au cœur de soi


Habituellement lorsque je commence à écrire mes propos sont assez mentaux et banals, mais plus je me prends au jeu, plus mes mots deviennent sensibles. Tout à coup, le ton de mon écriture se transforme, un peu comme si mes pensées provenaient d’une source différente. C’est à ce moment-là souvent que je rencontre le cœur de ce qui veut s’exprimer, se libérer. Un peu comme le pu d’une blessure infectée que l’on doit évacuer. Je touche enfin au trauma, à la cause de la souffrance. Le malaise issu de mon inconscient est enfin mis en lumière.


C’est à ce moment-là souvent que je rencontre le cœur de ce qui veut s’exprimer, se libérer. Je touche enfin au trauma, à la cause de la souffrance. Le malaise issu de mon inconscient est enfin mis en lumière.

Souvent, quelques phrases plus tard, une autre modulation se produit. Cette fois, c’est mon guru intérieur qui s’exprime. Les solutions émergent et la clarté s’invite en moi. Mes mots m’enseignent maintenant comment prendre soin de moi, comment combler mes besoins, comment trouver le réconfort nécessaire à mon épanouissement. Ils me montrent la solution aux défis relationnels, aux choix difficiles, aux questions existentielles. Mes mots me permettent aussi de différencier les valeurs, les pensées et les croyances qui m’appartiennent réellement de celle que j’ai absorbée tout au long de ma vie. L’écriture automatique m’aide à m’actualiser et à pleinement vivre dans le moment présent sans le poids des traumas passés.

Personnifier les différentes voix de mon dialogue intérieur


À l’aide de mon psychologue, j’ai appris à reconnaitre le discourt propre à chacun de mes personnages internes. J’en compte sept ou huit. Je me permets de vous les présenter, car d’une certaine façon ils sont universels. Probablement que vous pourrez en reconnaitre quelques-uns.


...il m’est devenu beaucoup plus facile d’accorder de l’importance aux personnages nourrissants et constructifs et de donner congé aux autres.

L’enfant : C’est la voix qui se méfie, qui exprime mes peurs et qui a besoin de réconfort.

Le fou du roi : C’est la voix qui me permet de rire de moi, de trouver l’humour dans des situations embarrassantes et qui me permet de ne pas prendre la vie trop au sérieux.

Le roi-tyran et la sorcière : Ce sont deux personnages qui se font un plaisir de me faire sentir coupable d’exister, qui me convainquent que je n’ai aucune valeur. Ils aiment rajouter une couche de drame. Ils me font sentir impuissante, dénudé de tout pouvoir. Ils vont réduire mes modestes succès en miettes, me dire que ce n’était que de la chance. Ils vont me convaincre que je n’en fais jamais assez et que je suis une grosse paresseuse…

La sorcière se caractérise par ses manipulations subtiles et sournoises, elle travaille dans l’ombre tandis que le roi-tyran est beaucoup plus frontal et évident à reconnaitre.

La femme sage : C’est la voix qui sait, qui me pointe dans la juste direction, qui met les situations en perspective et qui a conscience du grand tout.

La grosse dame : C’est celle qui me réconforte, qui me cuisine de délicieux gâteaux, qui me caresse les cheveux. Elle est la générosité, la bienveillance et la compassion incarnée. Elle connaît toutes les merveilleuses astuces bien-être et elle me conseille sur comment je peux prendre soin de moi et de mes prochains.

La princesse : Elle est mon inspiration, mon idéal, mon exemple. Ce à quoi j’aspire ou ce que j’aimerais être.

Le héros : C’est la voix qui m’encourage, qui me permet de sortir de ma zone de confort, qui me permet de prendre des risques et d’avancer vers de nouvelles aventures. C’est la voix positive, enthousiaste. Il me remplit d’énergie et me permet de rêver toujours plus grand!


Avec un peu d’entraînement, j’ai appris à identifier mes voix intérieures. À partir de ce moment, il m’est devenu beaucoup plus facile d’accorder de l’importance aux personnages nourrissants et constructifs et de donner congé aux autres.

Ce qui est intéressant, maintenant que je connais bien mes voix, c’est que je suis en mesure de faire appel à l’une ou l’autre au besoin. Lorsque j’écris, je peux les interroger : «Mais qu’est-ce que me dirait la grosse dame en ce moment?» «Comment prendrait-elle soin de moi?» Et de nouveau laisser un flux de mots monter afin de canaliser le message.

Pour conclure

L’espace d’un journal est sécuritaire, on peut se permettre d’être complètement vulnérable... C’est un espace de songe, de prise de conscience et d’introspection.

L’écriture automatique est un outil incroyable qui me soutient dans ma démarche de guérison, qui m’aide à prendre du recul et à voir la réalité telle quelle est. En plus, elle me permet de prendre des décisions justes et connectées à ce qui m’est cher. L’action d’écrire me permet également de percer mes voiles de souffrances et ainsi de trouver le recoin paisible intime à mon cœur.


L’espace d’un journal est sécuritaire, on peut se permettre d’être complètement vulnérable. En plus, il est parfait pour libérer notre colère sans blesser autrui. C’est un espace de songe, de prise de conscience et d’introspection. On peut être pleinement Soi et vrai dans ses écrits. Cela nous mène à découvrir de nouvelles dimensions intérieures et à les assumer pleinement.


Je vous invite à tenter l’expérience, à rencontrer vos personnages, à libérer vos tensions mentales et émotionnelles, à vous remettre en question et à sortir de votre zone de confort. Vous vous sentirez seulement plus paisible et jouyeux/se au bout du compte!


Dans les commentaires dites-moi lequel des personnages avez-vous reconnus en vous et si vous les nommez différemment?

Avec tellement d’amour.

D.C.