Chronique d'une yogini #3: Trucs et astuces pour vivre pleinement!

Dernière mise à jour : mars 9

Je crée un espace en moi pour accueillir le grandiose, le magnifique et l’inspiration d’offrir le meilleur de moi-même au monde.

Un des plus merveilleux cadeaux offerts par mes défis en santé mentale est la réalisation suivante : m’engager à vivre pleinement et selon les aspirations de mon âme est une nécessité. J’ai compris au fil des années que dès je m’éloigne de mon essence, de mes valeurs fondamentales et de la beauté de la nature, je fais une rechute profonde. Mes décisions, mes actions, mes projets ont besoin d’avoir un sens émotionnel pour moi, sinon à quoi bon exister?


Lorsque j’ai des idées suicidaires, un long processus de deuil s’amorce. Pour moi ça passe par un détachement de toutes les petites choses du quotidien qui me relient à la vie. Je me surprends à éradiquer les liens un à un, jusqu’à ce que j’arrive à mon identité et à mon corps. Trop souvent, j’ai été prête à couper cette attache-là aussi… Un des points positifs à avoir fait cette série de deuils est qu’une fois que j’ai repris mes forces et mes esprits, je peux repartir à neuf et embrasser vraiment ce que je veux nourrir et manifester. Rester en vie est un choix perpétuel lorsque je suis hantée par des idées noires et je dois m’engager à continuer malgré tout.



C’est pour cette raison que j’ai pris l’habitude de créer des moments au quotidien et des séjours rituels en nature pour me réaligner avec mon centre et avec la vie.

Trois petites choses qui font toute la différence

Voici les petites choses que j’ai intégrées à mes journées et qui m’aident à préserver mon goût pour la vie.


1. Cultiver une connexion à soi

Je cultive une connexion avec mon centre par ma pratique journalière de méditation et de yoga ainsi que par l’écriture automatique. La méditation apaise et harmonise mes pensées, le yoga favorise mon bien-être physique et contribue à l’appréciation que je porte pour la merveilleuse machine qu’est mon corps. Quant à l’écriture automatique, elle m’aide à libérer les émotions emprisonnées dans mon inconscient. Développer ce lien quotidiennement s’avère aussi important que de me brosser les dents. Sans lui, mon âme s’échappe vers des contrées célestes et je me désintéresse de ma vie humaine.

Je peux maintenant affirmer que de nourrir un lien d’attachement sain avec soi-même est essentiel pour rester en vie. Sans l’égo, il n’existe plus d’identité, ou d’appréciation personnelle pour notre contribution au monde.

2. Appartenir à quelque chose de plus grand que soi

Je pense qu’un orchestre est la parfaite métaphore pour décrire la puissance du groupe. En tant qu’altiste, ma partition a rarement un sens, prise toute seule. C’est un paquet de notes d’ambiance, d’arpèges acrobatiques, d’accents bizarrement placés et des bribes de mélodie. Pourtant lorsque je rejoins l’ensemble et que je participe à l’interprétation d’une symphonie, l’expérience devient extatique.



C’est un peu comme notre vie qui semble insignifiante isolée du groupe, mais qui se révèle si précieuse et valable alors qu’on s’intéresse et participe à quelque chose de plus grand que soi.


Faire partie d’une communauté de yogi, d’un orchestre, d’adopter un petit chien, de cultiver des relations riches, authentiques et harmonieuses et de m’imprégner de la nature sont autant de choses qui m’ont ramenée à la vie. D’appartenir et de contribuer à un écosystème a le pouvoir incroyable d’attirer la force de vie en moi.

D’autre part, faire partie de quelque chose de plus grand, c’est aussi l’art de communier avec l’univers, d’approcher le monde avec tellement de compassion qu’il devient une partie intégrante de soi. C’est se laisser pénétrer par la magie d’un moment et l’habiter pleinement. C’est également créer des occasions quotidiennes de contribuer au grand tout.



3. Mettre en application les quatre accords toltèques

Le livre, Les quatre accords toltèques, par Don Miguel Ruiz a transformé ma vie.

Je vous recommande fortement la lecture de ce livre. Il s’agit de quatre «principes» de vie.


Le premier est d’avoir une parole (et des pensées) impeccable pour les autres, mais aussi envers soi. C’est prendre conscience des conséquences réelles ou énergétiques (la vibe) de nos pensées et de nos paroles. Nourrir mon mental avec des lectures inspirantes, et échanger avec des gens qui sont engagés dans le même processus m’aide grandement à mettre en pratique la parole impeccable.


Le deuxième consiste à ne rien prendre personnel. Cet accord a été une révélation pour moi qui a longtemps cru être responsable des malheurs du monde entier. J’ai appris à prendre de la distance et à différencier les énergies, les émotions et les pensées qui m’appartiennent réellement de celle que j’ai tendance à absorber bien malgré moi.


Le troisième consiste à ne rien supposer, mieux vaut demander et savoir réellement comment l’autre se sent que d’imaginer des scénarios qui rivalisent de créativité.


Le quatrième consiste à toujours faire de son mieux, s’investir pleinement avec ses capacités du moment ni plus, ni moins. Comme cela, on évite les regrets.



Mon rituel d’engagement envers la vie

Quelques fois par année, je m’offre un petit séjour solitaire en pleine nature dans le chalet familial situé à 30 minutes de marche du plus proche village. Il n’y a ni eau courante ni électricité. La forêt, le ruisseau, l’océan, le ciel, les animaux marins et terrestres et la musique de la nature m’enveloppent complètement. Je profite de cet endroit pour célébrer mon rituel d’engagement à la vie. Celui-ci me permet de mettre les choses en perspectives et d’être pleinement reconnaissante pour le cœur qui bat dans ma poitrine.



Mon rituel

Mon rituel consiste simplement en un retour à l’essentiel.

Aller chercher de l’eau au puits, faire le feu, contempler les éléments, danser et chanter avec l’océan. Crier et libérer ce qui s’est accumulé en moi. Pleurer de tout mon soul. Cohabiter avec l’inconfort de mes croyances et les actualiser. Faire face à ma peur d’être seule au milieu de nulle part et découvrir cette force de vie incroyable en moi. Fouler la mousse au sol. Absorber l’air frais dans mes poumons. M’offrir tendre et vulnérable à la nature, enlever mes masques. Me sentir pleinement vivante! Être sauvage et faire Un.



Ce séjour rituel me permet de prendre contact avec mon essence, avec ma vérité, avec mon centre. Il me permet de m’aligner avec ce qui veut se manifester à travers mon être sans les pressions extérieures, les croyances limitantes intégrées, sans devoir respecter les standards établis. Le brouillard se lève doucement sur mon horizon et je peux enfin briller.


Je vous encourage à tenter l’expérience, simple, mais tellement puissante!


En conclusion

Pour moi s’engager à vivre pleinement veut dire de ritualiser et de rendre sacré les petites choses du quotidien comme faire l’épicerie, passer l’aspirateur ou faire un travail quelconque. Je choisis d’être bien, de jouer, de prendre plaisir et d’être totalement présente dans ce que j’entreprends, et ce même avec ce que l’on pourrait considérer comme insignifiant. Ça me demande de créer un espace en moi pour accueillir le grandiose, le magnifique et l’inspiration d’offrir le meilleur de moi-même au monde. Vivre pleinement c’est également entrer en résonance avec le vivant et avec la beauté éthérique. En d’autres mots, j’entre en cohésion avec l’objet de contemplation. Un peu comme l’instrument de musique qui se met à produire des harmoniques parce qu’il est joué avec justesse, le son devient multidimensionnel et coloré à l’instar de l’expérience de celui qui a choisi la Vie avec un grand V.



La semaine prochaine, je vous partage comment utiliser l’écriture automatique pour libérer et intégrer vos émotions inconscientes.


Avez-vous des questions, des commentaires ou une suggestion? Laissez-moi un petit mot dans les commentaires juste en dessous!


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Avec tellement d’amour et de gratitude!

D.C.